Thérapie brève
La
thérapie orientée vers les solutions est une approche qui s'inspire des travaux
de
Milton Erickson et de
Gregory Bateson
et fait partie du courant des
thérapies brèves.
Au début des années 80,
Steve De Shazer, qui est l'auteur principal de cette approche,
s'est distancié de la
thérapie brève de l'École de Palo Alto car elle était trop centrée
sur la résolution du problème du client (
problem focused) et non sur les solutions possibles.
Les principales hypothèses de la thérapie orientée vers les solutions sont les suivantes :
- L'accent est mis sur la santé mentale, sur ce qui est transformable,
sur les solutions et les habiletés plutôt que sur la pathologie.
- Il n'est pas nécessaire de connaître la cause ou la fonction
du symptôme pour le résoudre.
- Le changement et la résolution rapide des problèmes sont possibles,
d'ailleurs, le changement est inévitable.
- Il importe d'inciter le client à "faire quelque chose".
Il faut trouver un "déclic" vers un changement positif et l'encourager.
- L'orientation des efforts n'est pas tournée vers le passé mais plutôt vers le futur,
vers le changement souhaité.
- Les clients sont motivés pour changer mais ils peuvent ne pas être d'accord
avec les idées de la thérapeute sur la façon de changer.
Ils cherchent des solutions qui leur apparaissent les plus aidantes qui soient.
- Le symptôme n'est jamais présent 24 heures sur 24, sept jours sur sept à
son maximum d'intensité. Il existe toujours des exceptions au problème.
C'est en prenant en compte les différentes situations qu'il est
possible de retrouver un espoir de provoquer un changement.
- L'étiquette de "symptôme" est arbitraire et dépend du contexte et de l'interprétation.